Centre de Recherche en Ethnomusicologie

Archives sonores

Archives sonores CNRS - Musée de l'Homme

magnétophoneLe fonds d’archives sonores du CNRS – Musée de l’Homme rassemble des enregistrements inédits et publiés de musique et de traditions orales du monde entier, de 1900 à nos jours. Constitué de supports variés (cylindres, 78 tours, disques vinyles, cassettes, supports numériques), ce fonds se positionne parmi les plus importants d’Europe en terme de qualité, de quantité et de diversité.

Cette base de données répertorie :

  • Plus de 30 000 documents inédits, dont les 2/3 sont sonorisés, répartie dans plus de 1 000 collections, représentant près de 4 000 heures d'enregistrements de terrain non publiés.
  • Plus de 13 000 enregistrements édités, dont 3 000 sonorisés, dans plus de 4 600 collections, pour environ 3 700 heures (incluant plus de 5 000 disques dont beaucoup sont très rares).
  • 199 pays sont représentés à travers plus de 1 200 groupes ethniques ou sociaux, donnant à entendre une large palette d’expressions musicales et chantées, de langues et de dialectes.

Les archives du CREM sont consultables à cette adresse http://archives.crem-cnrs.fr/

Organisation du catalogue

Le catalogue est organisé en 4 niveaux : Fonds, Corpus, Collection et Items. Le niveau principal de description est la Collection. Chacune regroupe un ensemble cohérent de fichiers audio (items) correspondant le plus souvent à des enregistrements collectés au cours d’une même mission de recherche ou à un disque publié. Certaines collections sont elles-mêmes regroupées en corpus et en fonds associés à des collecteurs.

Le nombre d’enregistrements mis en ligne sur la plateforme est en constante augmentation. Les fiches descriptives sont renseignées de manière collaborative par les usagers de la plateforme : chercheurs, étudiants, documentalistes. Le CREM accueille toutes les collaborations visant à enrichir et valoriser ce précieux patrimoine. Ecrivez-nous si vous souhaitez contribuer.

Le CREM utilise la plateforme collaborative Telemeta afin de rendre ces archives accessibles à la communauté scientifique et, dans la mesure du possible, au public, dans le respect des droits juridiques et éthiques des interprètes et des collecteurs. Mis au point grâce au soutien du CNRS et du Ministère de la Culture et de la Communication, cet outil permet aux chercheurs d’enrichir et d'échanger des données en ligne avec les communautés productrices de ces musiques dans leur pays d'origine, notamment au moyen d’outils tels que les marqueurs temporels, les espaces de commentaires, etc. La navigation est facilitée par différentes options d’affichage graphique du son.

Un siècle d’histoire

La constitution des archives sonores du CNRS-Musée de l’Homme est l’aboutissement d’une longue histoire de la recherche scientifique sur la musique. La naissance de l’ethnomusicologie, alors appelée « musicologie comparée », coïncida avec l'invention des premiers appareils enregistreurs à la fin du XIXe siècle. Depuis lors, l'enregistrement des documents musicaux, ainsi que leur classification et leur analyse occupent une place centrale dans notre connaissance de l’Homme musical.

La conservation d’archives sonores débuta en 1932 avec l'ouverture par André Schaeffner de la Phonothèque au Musée d'Ethnographie du Trocadéro (laquelle devint la Phonothèque du Musée de l’Homme en 1937). A l’initiative de Gilbert Rouget, un "Laboratoire d'analyse du son" y est créé en 1967 ainsi qu’une équipe de recherche du CNRS l’année suivante. En 1985, le CNRS et le Musée National d'Histoire Naturelle décidèrent de joindre leurs efforts pour conserver ce vaste fonds, baptisé dès lors "Archives sonores du CNRS - Musée de l'Homme". Étroitement lié à la recherche, il est alimenté par les missions de terrain des chercheurs sur tous les continents. Ces collections permettent des recherches de laboratoire, des comparaisons diachroniques et synchroniques, la préparation de nouveaux terrains et la formation des étudiants. Une petite partie de ces archives a été publiée en disques 78 tours (notamment chez Africa Vox), 33 tours et CD (Chant du Monde, Harmonia Mundi). Actuellement, la numérisation des supports analogiques se poursuit grâce au soutien du Ministère de la Culture et de la Communication et de la Bibliothèque Nationale de France. Le Centre de Recherche en Ethnomusicologie, installé depuis 2009 à l’Université de Paris­ Ouest-Nanterre au sein du Laboratoire d'Ethnologie et de Sociologie Comparative, fait entrer ce patrimoine unique dans l’ère du numérique grâce à sa plateforme web innovante, ainsi que dans la sauvegarde à long terme (TGIR Huma-Num).

Gilbert Rouget revient sur la démarche fondatrice d’André Schaeffner (réalisation vidéo : Joséphine Simonnot).

Informations pratiques

La gestion de la plateforme est assurée par le CREM et le tiers des enregistrements numérisés est librement consultable en ligne. Le site accueille toutes les collaborations visant à enrichir et valoriser ce précieux patrimoine musical commun à toute l'Humanité. Actuellement, plus de 2 000 heures d’enregistrements sont consultables avec un code d’accès, mais aussi sur place au CREM (Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense, bâtiment C, rez-de-chaussée, salle 20), ainsi qu’à la Bibliothèque Eric de Dampierre, à la Médiathèque du Musée du Quai Branly et à la Bibliothèque du Muséum National d’Histoire Naturelle.

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