Centre de Recherche en Ethnomusicologie

Waed Bou Hassoun - Centre de recherche en ethnomusicologie
Waed Bou Hassoun
Waed Bou Hassoun
Doctorante à l’université Paris Ouest Nanterre
Syrie
Druzes du sud de la Syrie
Syrie - Rituel - Druze - Funérailles - Mariage
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Les chants du rituel funéraire chez les Druzes du sud de la Syrie (jebel al-­‐arabe

Mon mémoire de master en ethnomusicologie avait porté sur l’analyse sémantique et musicale du tanwîḥ et des ash’âr, deux types de chants du rituel funéraire druze à Soueida, au sud de la Syrie.

Le tanwîḥ, chant non mesuré en prose rimée, est un exemple de l’augmentation de l’expressivité du langage parlé par la mélodisation et l’usage de la rime. En exprimant la douleur de la perte, le tanwîḥ est une manière de créer de la solidarité et du lien social.

Il se distingue de la parole quotidienne par la rhétorique et le déni de la mort, la récurrence de l’interjection « ô » pour invoquer et pour exprimer un vif sentiment, le recours aux métaphores, l’usage de l’impératif, l’expression de souhaits impossibles à réaliser, la présentation de la mort comme humiliation, et la mention des lieux porteurs d’un passé partagé avec le défunt ou avec tous les Druzes.

Les ash’âr est un chant mesuré en poésie dialectale, à partir d’un poème religieux qui peut contenir des exhortations religieuses ou des rappels doctrinaires. Contrairement au tanwîḥ, ils n’évoquent pas la perte et ne s’accompagnent pas de pleurs. Ils n’ont pas recours à la rhétorique et au déni de la mort, mais témoignent d’une expression sereine du destin. 

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